De doux souvenirs





« C’est le soir, la nuit est tombée, il est maintenant l’heure de dormir.
Chacune d’un côté de la pièce, chacune son lit contre le mur.
Les deux soeurs qui occupent la même chambre.
Les jours et les nuits s’enchaînent mais elles ont des âges où ça ne les préoccupe pas.
Presque onze années les sépare, c’est encore beaucoup quand on considère leurs préoccupations.
Alors l’une s’apprête à dormir quand l’autre s’occupe encore.
La lumière n’est pas dérangeante quand on a toujours eu une chambre partagée.
C’est à ce moment là, comme un rituel dont elles n’ont pas forcément conscience,
qu’elles  s’échangent ces quelques mots : « bonne nuit, fais de beaux rêves, à demain ».
Chaque soir il en est ainsi, à chaque coucher.
Quand la plus grande partira faire sa vie d’adulte, la plus jeune continuera un temps
à chuchoter ces quelques mots bien encrés en elle, dans son histoire.
Et puis peu à peu cette habitude deviendra un doux souvenir.
Lequel sera parfois remémoré avec un large sourire. »

Nous n’avons pas toujours conscience de vivre une histoire
dont chaque morceau a une importance pour notre futur soi.
Tout ce que l’on vit durant l’enfance nous sert de base, c’est ce qui nous guide en quelque sorte.
Il y a du bon et forcément du mauvais.
Mais tâchons de ne retenir que les bonnes choses que l’on transmettra peut-être.

Il est des souvenirs qui nous marquent tout particulièrement.
Ceux qui sont vécus tels des rituels, comme dans l’histoire racontée au début.
Répétés régulièrement, ils finissent par avoir valeur de doux souvenirs.
L’histoire de ces deux soeurs, c’est notre histoire à ma soeur et moi.
Notre rituel qui s’est installé tant d’années durant.
Et qui maintenant est un très doux souvenir.

De doux souvenirs, voilà ce que j’aimerais offrir à mes enfants.
Des moments qui resteront gravés en eux et dont ils se souviendront avec bonheur.
Peut-être alors, une fois adultes ces souvenirs seront-ils source d’inspiration.
En tout cas nous aurions, leur papa et moi, comme un sentiment d’accomplissement.
Il suffit d’un petit rien.
Une pizza le vendredi, un chocolat chaud quand il fait froid ou un cinéma le mercredi.

Pour aller un peu plus loin que ces quelques mots, je souhaiterais vous faire intervenir.
J’aimerais connaître VOS DOUX SOUVENIRS.
Et les publier ici régulièrement. Afin que chacun puisse s’en inspirer.

Si vous souhaitez participer, vous pouvez m’envoyer un mail à julie.bretonortuno@gmail.com

J’espère que cette idée vous plaira car je suis persuadée que ces petits riens
sont énormes pour nos enfants et pour nous.
C’est ce qui les construit, c’est ce qui nous construit.
Et avec le temps ces doux souvenirs me tiennent de plus en plus à coeur.
Notamment, parce que comme pour vous, mes journées filent
et j’ai le sentiment de ne pas profiter de mes enfants comme il le faudrait.
Or les enfants ressentent les choses de manière différente.
Parfois de simples rituels laissent en leur mémoire de doux souvenirs.
Et je crois que ça, ça vaut tous les trésors !

Offrons de doux souvenirs à nos enfants, à nos familles.

Merci pour votre lecture.
Je vous embrasse,
Julie

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2 Comments

  • Reply
    Cha
    2 octobre 2017 at 20:24

    Avec mes parents et mes soeurs, on regardait Winnie l’ourson le samedi soir en mangeant des calamars à la romaine et de la tarte Tropézienne. Et puis plus grandes, on choisissait un film ensemble et on partageait des pizzas. Alors maintenant avec mes enfants, j’essaie de faire des samedis soirs des moments doux : un dessin animé, un repas pris sur le canapé, tous les 4 serrés. J’espère qu’ils en garderont un bon souvenir…

  • Reply
    Sarah L.
    3 octobre 2017 at 11:02

    Avec Maria’rc en ciel ( c’est son surnom tellement elle colore notre vie!) ma fille de 5 ans, nous allons au marché de notre village qui a lieu tous les vendredis en soirée, on y mange une crêpe au chocolat, on fait nos emplettes et puis on file à la bibliothèque qui est sur la même place, c’est un moment incontournable de la semaine très attendu par ma Louloute. Quand son petit frère Paul est né il y a 7 mois, je me suis promis de garder ce rituel du vendredi malgré les tétées et le chamboulement qui accompagne l’arrivée d’un nouvel enfant, mais je m’y suis tenue, et ce dès ma sortie de la maternité, c’était vraiment important pour elle, pour moi.
    Bises. Sarah.

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