Deuil Périnatal

Ma tristesse à chaque naissance





Malyslon

J’en ai un peu marre d’écrire sur ce sujet.
J’en ai marre parce que ça signifie que ma vie
se concentre encore beaucoup là dessus.
Et même si c’est normal, même si je ne veux pas oublier,
j’ai hâte de passer à la suite, de voir une évolution.

Le fait est que beaucoup de blogueuses sont tombées enceintes
juste avant ou juste après moi.
L’année 2016 est donc prolifique au niveau des naissances.
C’est magnifique mais c’est douloureux.
Je suis infiniment heureuse pour elles
mais ça me replonge dans ma tristesse à chaque naissance.

Alors je pourrais arrêter de les suivre au moins le temps
de laisser passer certains sentiments.
Mais je ne le souhaite pas car je ne veux pas fuir la difficulté.
Tout cela fait partie intégrante du deuil et de l’acceptation.
Et puis je les adore ces filles, elles me manqueraient.

Parfois je pleure un peu et même que je réveille l’amoureux
à force de glousser à la découverte d’un nouveau poupon né.
Mais ensuite j’essaie de sourire parce que ces filles et leurs familles
ont la chance de vivre en plein bonheur.
C’est dur, c’est même méga hard, mais je me dois de sourire.
La jalousie ou la mélancolie ne vont me mener nulle part
ni m’aider si ce n’est à devenir aigrie et ça je ne le souhaite pas.

Ne vous inquiétez pas, je laisse sa part à la tristesse
mais je ne m’y enfonce pas parce qu’elle s’emparerait
volontiers de moi cette vilaine.
J’ai été dépressive, je pourrais y replonger facilement.
Heureusement j’ai mes bouées qui m’aident à rester la tête hors de l’eau.

Et puis je sais que ces épreuves sont autant d’aides.
Elles m’aident à devenir plus forte émotionnellement parlant.
Le deuil m’a montré le chemin vers l’apaisement
mais pour vous rassurer je suis toujours une grande râleuse !

Douces bises,
Julie

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10 Comments

  • Reply
    Annabelle
    12 décembre 2016 at 18:01

    Je te comprends parfaitement, après la perte de mon bébé il m’était insupportable de voir le bonheur de la maternité chez les autres, encore aujourd’hui malgré le fait que j’ai eu un petit garçon qui m’a redonné de la joie de vivre, à chaque naissance ou annonce de grossesse j’ai le cœur qui se serre un peu.. tu as raison cela fait partie du processus de deuil mais parfois il me semble insurmontable. Je respecte ta grande sagesse 🙂
    Je t’embrasse.

  • Reply
    Cora lyly
    12 décembre 2016 at 18:14

    C est telement normal ma chere julie apres ce que vous avez vecu. Et tu sait moi aussi je les envies car a 39 ans et pas d amoureux je tourne presque la page sur une deuxieme maternite et pourtant j en reve vraiment je ne me voit pas rester sans 2iem et pour lya qui reclame mais je me dit que j ai deja cette chance de l avoir enormement de chances♡♡… tic tac …. mais toi tu aura un autre enfant apres lina et Edgar et tu resourira de nouveau sans jamais oublier. A vrai dire a chaque naissance que j aprend de nombreuses blogeuses et amies aussi a cote je pense a vous♡ j aime ce post si vrai et normal jtenvoie pleins de gros bisous

  • Reply
    Elodiejelena
    12 décembre 2016 at 18:55

    Cet article demande bien du courage et une sacrée « paix » intérieure.
    Je comprends, pour d’autres raisons cette ambivalence d’émotions et de sentiments. Elle est humaine et mérite d’être décrite comme tu le fais aujourd’hui. Ne t’en veux pas, il n’y a pas non plus de gêne/honte à avoir. Tu es humaine et ton coeur fonctionne toujours très bien malgré la brisure.
    Je t’embrasse Julie.

  • Reply
    Allychachoo - Famille en chantier
    12 décembre 2016 at 20:51

    Je te comprends, après la naissance de mon fils et l’annonce de ses soucis, j’ai eu beaucoup de mal à me réjouir profondément pour les belles annonce autour de moi… Une double peine, ce n’est pas évident à gérer. Du courage ❤

  • Reply
    Stéph
    12 décembre 2016 at 21:11

    J’ai avorté il y a 7 ans de mon troisième enfant, ma fille avait 2 ans, mon fils 8. Grossesse non souhaitée du à un oubli de pilule, et difficilement assumable financièrement car mon conjoint était au chômage. J’ai donc avorté en ravalant mes larmes, Parce que pour la première fois l’échographie me montrait un embryon que je ne devais pas aimer. Et que si la situation avait